Portrait de Jean Tiberi

Né(e) en France · Nationalité française — Politique / mairie de Paris et 5e arrondissement

Jean Tiberi

Ancien maire de Paris (1935–2025), en fonction de 1995 à 2001.

Jean Tiberi a dirigé la mairie de Paris de 1995 à 2001. Il a été définitivement condamné dans une affaire de faux électeurs du 5e arrondissement. D’autres dossiers, notamment les HLM de Paris et l’affaire d’un rapport attribué à son épouse, ont connu des issues distinctes, dont un non-lieu et des annulations de poursuites; des rapports sur la gestion municipale ont également suscité des critiques.

Vous êtes concerné(e) ? Droit de réponse

Fiche Nº 5809 · Mise à jour le 28 octobre 2026

Portrait de Jean Tiberi
7Controverses documentées+ 2 événements de parcours
13Sources
1 suivie d’une condamnation ·

I. Controverses documentées

01

1997–2015

Faux électeurs du 5e arrondissement : condamnation définitive

Condamnation

Une enquête puis plusieurs procès portent sur des inscriptions frauduleuses d’électeurs dans le 5e arrondissement parisien. Jean Tiberi est condamné en appel à dix mois de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité. Le 3 mars 2015, la Cour de cassation rejette son pourvoi, rendant la condamnation définitive.

État de la preuve
Arrêt de rejet de la Cour de cassation et peines rapportés par la presse.
Statut judiciaire — texte source
Condamnation définitive après rejet du pourvoi le 3 mars 2015.
Imputation
Participation personnelle à un système d’inscriptions électorales frauduleuses jugée pénalement établie.
Évolution de la procédure
  1. 27.05.2009 Poursuites engagées — Jugé et condamné en première instance pour les faux électeurs.

Sources · 3

  1. [1]
    Le MondeFaux électeurs : les Tiberi définitivement condamnés3 mars 2015MédiaFiabilité élevée
  2. [2]
    Le Monde« Faux électeurs » : 16 ans d’affaire pour le couple Tiberi12 mars 2013MédiaFiabilité élevée
  3. [3]
    Le MondeQuand le Conseil constitutionnel fermait les yeux sur les faux électeurs de Jean Tiberi30 mars 2024Enquête journalistiqueFiabilité élevée

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02

1994–2005

HLM de Paris : non-lieu pour Jean Tiberi

Non-lieu / classement

Jean Tiberi est mis en examen en 1999 dans une enquête sur des faits présumés liés aux marchés des HLM de Paris. Les magistrats prononcent un non-lieu à son bénéfice en février 2005. Les accusations visant d’autres élus ou responsables ne sauraient être assimilées à une condamnation de Tiberi.

État de la preuve
Mise en examen de 1999 et non-lieu de 2005 documentés.
Statut judiciaire — texte source
Non-lieu personnel prononcé en février 2005.
Imputation
Participation présumée aux irrégularités des marchés de logements sociaux, non retenue par la justice.

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    Le MondeJean Tiberi obtient un non-lieu dans l’affaire des HLM de Paris22 février 2005MédiaFiabilité élevée

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03

2003–2004

Affaire Sempap : audition comme témoin dans des investigations

Enquête visant Responsables de la Sempap

Protagoniste témoin — cette procédure n’est pas comptée dans ses poursuites pénales ou condamnations.

Jean Tiberi est entendu dans des investigations relatives à la Société d’économie mixte parisienne de prestations (Sempap), impliquant différents acteurs municipaux. Le fait d’être entendu dans un dossier ne signifie pas qu’il ait été mis en examen ou condamné dans ce volet.

État de la preuve
Audition rapportée; ne permet pas d’inférer une culpabilité.
Statut judiciaire — texte source
Entendu dans un dossier visant principalement d’autres protagonistes; aucune condamnation personnelle identifiée.
Imputation
Rôle de témoin ou de personne entendue, non d’auteur judiciairement reconnu.
Personne visée par la procédure
Responsables de la Sempap
Rôle du protagoniste
Protagoniste témoin

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    Le MondeLes dérives de la gestion parisienne de Jean Tiberi25 octobre 2002MédiaFiabilité élevée

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04

1994–2002

Rapport de son épouse sur l’Essonne : enquête et annulation procédurale

Non-lieu / classement

Un rapport attribué à Xavière Tiberi et rémunéré par le conseil général de l’Essonne déclenche une enquête sur les conditions de la commande et des paiements. Jean Tiberi apparaît dans les investigations, mais la Cour de cassation confirme en janvier 2002 une annulation d’actes de procédure. La position judiciaire de son épouse ne doit pas être transférée à son mari.

État de la preuve
Arrêt de la Cour de cassation et comptes rendus de l’enquête.
Statut judiciaire — texte source
Annulation procédurale confirmée en cassation le 16 janvier 2002; aucune condamnation personnelle retenue.
Imputation
Rôle allégué dans la commande ou la rémunération d’un rapport lié à son épouse.

Sources · 2

  1. [1]
    Le MondeL’affaire du rapport Tiberi examinée en cassation16 janvier 2002MédiaFiabilité élevée
  2. [2]
    Cour de cassation / Pappers JusticeCour de cassation, Chambre criminelle, 16 janvier 2002, 01-81.05416 janvier 2002Décision de justiceFiabilité élevée

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05

2001–2002

Critiques sur la transparence des audits municipaux

Aucune procédure

Après l’alternance municipale de 2001, des documents et rapports sur la gestion de Paris pendant la mandature Tiberi sont rendus publics et suscitent des critiques sur la transparence et l’utilisation des ressources. Cette controverse administrative n’établit pas à elle seule une infraction pénale personnelle.

État de la preuve
Rapports administratifs et critiques rapportés par la presse.
Statut judiciaire — texte source
Polémique de gestion; aucune condamnation pénale propre à cette divulgation identifiée.
Imputation
Choix de communication et gestion de la mairie dans le mandat 1995–2001.

Sources · 2

  1. [1]
    Le MondeLes dérives de la gestion parisienne de Jean Tiberi25 octobre 2002MédiaFiabilité élevée
  2. [2]

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06

1995–2000

Effectifs du cabinet du maire critiqués par la chambre des comptes

Procédure civile / administrative

La chambre régionale des comptes critique le poids et la gestion des effectifs du cabinet du maire de Paris, notamment dans un rapport rendu public en 2000. Ces observations de gestion ne constituent pas en elles-mêmes une condamnation pénale personnelle.

État de la preuve
Rapports de contrôle et reprises de presse concordantes.
Statut judiciaire — texte source
Observations d’une chambre régionale des comptes; pas de sanction pénale personnelle identifiée.
Imputation
Gestion et effectifs du cabinet municipal sous sa responsabilité.

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    Le ParisienLes magistrats financiers épinglent la gestion Tiberi24 novembre 2000MédiaFiabilité élevée

Compléter cette controverse

07

1995–1996

Logement attribué à son fils : affaire classée

Non-lieu / classement visant Dominique Tiberi

Protagoniste non poursuivi — cette procédure n’est pas comptée dans ses poursuites pénales ou condamnations.

L’attribution d’un logement à son fils Dominique Tiberi suscite des interrogations sur d’éventuels avantages familiaux liés à son statut municipal. L’affaire fait l’objet d’un classement sans suite en avril 1996. Aucune condamnation personnelle de Jean Tiberi n’en résulte.

État de la preuve
Classement documenté par la presse contemporaine.
Statut judiciaire — texte source
Affaire classée sans suite en avril 1996.
Imputation
Critiques sur un avantage familial allégué; le logement concernait son fils.
Personne visée par la procédure
Dominique Tiberi
Rôle du protagoniste
Protagoniste non poursuivi

Sources · 2

  1. [1]
    Le MondeL’affaire de l’appartement du fils de M. Tiberi classée28 avril 1996MédiaFiabilité élevée
  2. [2]
    Ville de ParisJean Tiberi, maire de Paris de 1995 à 2001, est mort27 mai 2025Document officielFiabilité élevée

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II. Parcours documenté

Repères biographiques ou institutionnels documentés (élections, nominations, fondations, acquisitions…). Ce ne sont pas des controverses : ils ne sont pas comptés comme tels.

  1. 27 mai 2025

    Décès de Jean Tiberi

    Jean Tiberi meurt en mai 2025 à l’âge de 90 ans.

    Sources · 1
    1. Ville de Paris — Jean Tiberi, maire de Paris de 1995 à 2001, est mort
  2. 1995–2001

    Maire de Paris après Jacques Chirac

    Jean Tiberi succède à Jacques Chirac à la mairie de Paris en 1995 et reste maire jusqu’en 2001.

    Sources · 1
    1. Ville de Paris — Jean Tiberi, maire de Paris de 1995 à 2001, est mort

III. Constellation des liens documentés

Aucun lien documenté avec une autre fiche publiée pour le moment.

Deux fiches sont reliées lorsqu’une controverse documentée de l’une nomme l’autre. Le lien renvoie à cette controverse et à ses sources ; il n’indique pas une relation personnelle.

IV. Une information a changé ?

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